Vivre l’hyperphagie.
Hyperphagie, binge eating, boulimie non vomitive… tous ces termes désignent la même réalité : manger beaucoup, très vite, très souvent ou quotidiennement.
Le binge eating ne s’accompagne pas de vomissements, mais de honte, de dissimulation, de culpabilité et d’un sentiment de perte de contrôle.
En France, ce trouble du comportement alimentaire (TCA) reste très mal compris. On en parle souvent comme d’un problème de volonté ou de discipline : « mangez une pomme », « buvez un verre d’eau », « allez marcher »… Ces phrases, que beaucoup de patient·es ont entendues de la part de spécialistes, blessent, isolent et n’apportent aucune aide réelle.
Dans le monde anglo-saxon (USA, Canada, UK), que je considère comme une référence pour la culture psychothérapeutique, le binge eating est reconnu depuis longtemps comme une addiction à part entière : une manière de survivre et de tenir face aux exigences de la vie quotidienne. Ce trouble peut fragiliser la confiance en soi et installer un sentiment d’échec, tout en témoignant d’une force immense : celle d’avoir continué à vivre et à fonctionner malgré tout.
Nourrie par des années de travail psychique personnel – en psychanalyse, en psychothérapie, et par une étude approfondie des théories contemporaines – j’ai construit une manière d’accompagner ancrée dans l’écoute et la compréhension des processus psychiques, inspirée notamment par les approches anglo-saxonnes. Mes années de vie et de travail à l’étranger, dans des contextes très différents, m’ont appris à travailler avec des histoires de vie façonnées dans des cadres culturels variés.
Aujourd’hui, je suis spécialisée dans l’accompagnement des personnes confrontées au binge eating. Mon objectif est de vous offrir un espace d’écoute, de compréhension et de soutien, où il devient possible de comprendre ce qui se joue derrière ces comportements alimentaires, au-delà de la culpabilité et des injonctions.