Ici, je rassemble mes articles et mes réflexions sur l’hyperphagie.
J’y ajoute aussi des ressources _ livres, films, podcasts _ que je juge utiles pour multiplier les points de vue et mieux comprendre le binge eating.
Pourquoi je mange sans faim et sans pouvoir m’arrêter ?
Les compulsions alimentaires et l’hyperphagie ne traduisent pas un manque de volonté : elles servent souvent à apaiser une tension psychique ancienne et chronique. Cet article explique pourquoi l’on peut manger sans faim et sans pouvoir s’arrêter, et comment la psychothérapie permet progressivement de traiter cette souffrance à sa source.
Hyperphagie : pourquoi les crises surviennent-elles surtout le soir ?
Les crises d’hyperphagie du soir ne relèvent pas d’un manque de volonté, mais d’un relâchement après une journée (ou un fonctionnement chronique) de contrôle psychique intense et souvent inconscient.
Elles agissent comme une décharge de tension et un mode de régulation, ce qui invite à les comprendre plutôt qu’à chercher à les contrer par davantage de contrôle.
Thérapie en ligne et hyperphagie : en quoi la visio est un atout thérapeutique
Pourquoi la visio facilite l’accès à une psychothérapie de l’hyperphagie, assure la continuité du suivi et libère une charge mentale liée au corps souvent présente en présentiel.
Pourquoi “avoir compris” les mécanismes du binge-eating, peut ne pas suffire à en sortir.
Comprendre les causes de l’hyperphagie (binge-eating ou boulimie non vomitive) parfois ne suffit pas, car celles-ci sont souvent liées à des mécanismes profondément ancrés. Sortir durablement de l’hyperphagie implique donc un travail psychique qui ré-articule le corps, les émotions et l’histoire personnelle, au-delà de la seule compréhension intellectuelle du trouble.
Grandir en servant l’équilibre émotionnel d’un parent immature.
Il existe des enfances où rien ne semble s’être mal passé, et pourtant quelque chose s’est profondément déplacé à l’intérieur.
Grandir auprès d’un parent émotionnellement immature peut conduire un·e enfant à s’adapter excessivement, jusqu’à devenir garant·e du lien et du climat affectif familial.
Cet article explore les effets silencieux de cette adaptation contrainte, et la manière dont l’hyperphagie peut s’installer comme une solution dissociative face à l’impossibilité de se séparer, d’exister psychiquement.
Grandir sous autocontrôle
Grandir dans un climat de double message fragilise la confiance dans le ressenti et installe un autocontrôle permanent. Chez l’enfant élevé·e par un parent au fonctionnement passif-agressif, la faute s’intériorise et l’hypervigilance devient un mode de survie.
L’hyperphagie peut alors apparaître plus tard comme une tentative de désactivation de cette vigilance chronique : non pas un défaut de contrôle, mais l’effondrement compulsionnel d’un autocontrôle constant et épuisant.
Hyperphagie et hypervigilance féminine: quand la menace constante favorise les compulsions alimentaires
L’hyperphagie est souvent décrite comme une crise alimentaire liée au stress ou à un défaut de contrôle. Cet article propose un déplacement du regard : chez certaines personnes — et notamment chez certaines (jeunes) femmes — l’hyperphagie peut s’inscrire dans un état d’hypervigilance chronique, installé très tôt.
Dans un contexte de menace sexuelle sociale et/ou familiale diffuse et permanente, cette hypervigilance devient un mode de survie psychique, et la compulsion alimentaire une tentative de régulation. Comprendre l’hyperphagie comme une solution douloureuse face à cette hypervigilance — et non comme une faute — ouvre la voie à un travail thérapeutique de fond, là où les approches purement comportementales atteignent leurs limites.
Pourquoi l’hyperphagie n’est pas un manque de volonté
L’hyperphagie n’a rien à voir avec la volonté, et tout à voir avec un mécanisme de survie psychique profondément ancré. Tant qu’on la réduit à un problème de “contrôle” en se focalisant sur son symptôme le plus stigmatisant — le surpoids — on renforce la souffrance, la culpabilité et on invisibilise les véritables causes du trouble. Comprendre ce qui se joue réellement pendant une crise, et d’où ce mécanisme vient, change tout : c’est le point de départ d’un apaisement durable.
Une journée typique dans l’hyperphagie : pression interne, invisibilisation, double vie.
L’hyperphagie n’est pas une crise passagère : c’est une pression interne permanente, soutenue par une hypervigilance constante et des mécanismes de dissociation. Cet article dévoile les rouages invisibles de ce trouble et explique pourquoi la thérapie s’attaque au système psychique qui l’alimente, plutôt qu’aux compulsions elles-mêmes.