Ici, je rassemble mes articles et mes réflexions sur l’hyperphagie.
J’y ajoute aussi des ressources _ livres, films, podcasts _ que je juge utiles pour multiplier les points de vue et mieux comprendre le binge eating.
Grandir en servant l’équilibre émotionnel d’un parent immature : de l’adaptation forcée à l’hyperphagie.
Il existe des enfances où rien ne semble s’être mal passé, et pourtant quelque chose s’est profondément déplacé à l’intérieur.
Grandir auprès d’un parent émotionnellement immature peut conduire un·e enfant à s’adapter excessivement, jusqu’à devenir garant·e du lien et du climat affectif familial.
Cet article explore les effets silencieux de cette adaptation contrainte, et la manière dont l’hyperphagie peut s’installer comme une solution dissociative face à l’impossibilité de se séparer, d’exister psychiquement.
Grandir sous autocontrôle
Grandir dans un climat de double message fragilise la confiance dans le ressenti et installe un autocontrôle permanent. Chez l’enfant élevé·e par un parent au fonctionnement passif-agressif, la faute s’intériorise et l’hypervigilance devient un mode de survie.
L’hyperphagie peut alors apparaître plus tard comme une tentative de désactivation de cette vigilance chronique : non pas un défaut de contrôle, mais l’effondrement compulsionnel d’un autocontrôle constant et épuisant.
Hyperphagie et hypervigilance féminine: quand la menace constante favorise les compulsions alimentaires
L’hyperphagie est souvent décrite comme une crise alimentaire liée au stress ou à un défaut de contrôle. Cet article propose un déplacement du regard : chez certaines personnes — et notamment chez certaines (jeunes) femmes — l’hyperphagie peut s’inscrire dans un état d’hypervigilance chronique, installé très tôt.
Dans un contexte de menace sexuelle sociale et/ou familiale diffuse et permanente, cette hypervigilance devient un mode de survie psychique, et la compulsion alimentaire une tentative de régulation. Comprendre l’hyperphagie comme une solution douloureuse face à cette hypervigilance — et non comme une faute — ouvre la voie à un travail thérapeutique de fond, là où les approches purement comportementales atteignent leurs limites.